On en est où avec Questions d'Asso ?
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Générique Questions d'Asso, le podcast par et pour les assos.
Karl Et voilà, nous venons d'achever la saison 2 de Questions d'Asso. Il y a quelques semaines, on a publié le dernier épisode sur l'accompagnement associatif avec Jeanne Bréthé et Élise Depecker. Et on se disait qu'après 18 épisodes produits sur deux saisons, une trentaine d'associations et d'experts interviewés – et bien plus encore qu'on a rencontrés d'ailleurs – c'était le moment de faire le point sur ce projet de podcast.
Donc aujourd'hui, ce n'est pas un épisode classique, mais c'est l'idée de partager avec vous ce dont on ne vous parle pas forcément, c'est-à-dire des retours qu'on reçoit de votre part, de ce qu'on pense des épisodes, de notre modèle économique, et puis aussi, et peut-être d'ailleurs surtout, des perspectives futures du podcast, que ce soit la saison 3 ou pour l'après. Oui, parce qu'on pense déjà à après la saison 3.
Et donc, c'est un épisode un peu particulier aujourd'hui, avec une question un peu particulière, qui est donc : où on en est avec Questions d'Asso, qu'on vous propose d'aborder en hors-série, dans Questions d'Asso, le podcast par et pour les assos, en partenariat avec la MAIF – parce que oui, on est toujours en partenariat avec la MAIF.
Cet épisode de Questions d'Asso est réalisé, comme toujours, par Guillaume Desjardins de Synchrone.TV, sur une musique de Sounds of Nowhere. Vous pouvez vous abonner – on va en reparler – à Questions d'Asso sur votre plateforme de podcast préférée : sur Apple Podcasts, sur Spotify, sur Deezer, sur SoundCloud. Pour celles et ceux qui nous suivent sur Google Podcasts, on vous le rappelle, mais vous le savez peut-être : la plateforme va rejoindre le cimetière de Google. Et donc, on vous invite à venir nous écouter sur une autre plateforme. Et pourquoi pas PeerTube, la plateforme libre que vous trouverez dans les liens sur notre site web. Et puis, vous pouvez également nous écouter directement, justement, sur notre site web, www.questions-asso.com, où vous retrouverez une version textuelle de cet épisode. Celle-là, je ne vous garantis pas quand même qu'on va la transcrire. On verra si on transcrit cet épisode-là.
Et donc, aujourd'hui, je suis avec Yaël. Salut, Yaël.
Yaël Hello, Karl.
Karl Mais pas que, parce qu'on a aussi invité un auditeur devenu interviewé, avec qui on a fait l'épisode qui a le mieux marché sur ce podcast, celui consacré à l'autogestion. Et donc, c'est Ludo. Salut, Ludo.
Ludovic Salut.
Karl Et si on t'invite aujourd'hui sur cet épisode un peu spécial, c'est parce qu'avec cette troisième saison à venir, elle et moi, on avait envie d'ouvrir le champ des animateurs du podcast. Et donc, on t'a proposé de nous rejoindre parce que tu connais très bien le secteur associatif. Alors voilà, on vous l'annonce, à vous qui nous écoutez : dès le prochain épisode, ce n'est pas ma voix que vous entendrez pour l'interview aux côtés de celle de Yaël, mais c'est celle de Ludo. Et donc, on est super heureux de voir cette évolution. Mais on va en reparler dans la suite de ce petit épisode. Donc, on vous en dit plus dans quelques minutes.
Parce qu'avant de parler du futur, on avait envie de revenir sur les deux saisons passées. Et en commençant par l'origine du podcast. Et peut-être que, Yaël, est-ce que tu pourrais nous expliquer d'où est né le podcast? Pourquoi on l'a créé? En fait, c'était quoi, le projet à la base?
Yaël Alors, l'origine du podcast, ça remonte, mine de rien. Parce que, comme vous le savez – je pense qu'on a dû en parler dans les différents épisodes –, du coup, Karl et moi, on a fondé deux assos. Alors, pas ensemble, mais en parallèle, en 2017, à peu près en même temps. Et il se trouve qu'on suivait un peu nos aventures associatives en allant dans les AG des uns et des autres. Parce qu'on aime bien ça, avec Karl, aller dans les AG des autres, voir comment ça se passe et comment, tout simplement, se gèrent les associations.
Et au départ, on se faisait aussi le constat – qui n'était pas directement lié au fait associatif, mais plutôt parce que, du coup, nos assos parlent plutôt du numérique, du numérique responsable, de la technocritique – on remarquait qu'il y avait beaucoup d'associations qui parlaient du même sujet, mais qu'en fait, on ne se connaissait pas. On se connaissait de nom, mais on ne savait pas forcément ce que faisaient les unes et les autres. Il y avait même peut-être une forme de concurrence, parfois, dans les publications qu'on pouvait faire, parce que, déjà, communiquer sur sa propre activité, ce n'était pas simple. Alors, en plus, communiquer sur celle des autres, il y avait quelque chose de compliqué.
On se disait que ça pouvait être sympa de juste se rencontrer. Et on avait lancé comme ça un petit... c'était quoi? Un café, une discussion, un apéro. C'est ça, un apéro associatif, on va dire, avec une dizaine de structures quand même. Au départ, c'était juste pour se présenter, savoir ce que chacun faisait, échanger sur ses pratiques, ses difficultés, et en fait se connaître. Il n'y avait vraiment pas d'autres prétentions – et du coup boire des coups, accessoirement, à côté. On avait fait ça au Lieu-Dit, à Paris. C'était assez sympa.
Et en fait, ce qui était intéressant, c'est que très rapidement, au lieu de parler de numérique – qui était notre sujet initial, et surtout le sujet qui, a priori, nous rassemblait tous dans ces soirées – on a très vite parlé des problématiques associatives. Donc la question, c'était : « Mais comment tu fais, toi, quand tu as de nouveaux membres qui arrivent? Et puis votre CA, ça se passe comment? Et, en fait, vos financements, vous vous débrouillez comment? » Et du coup, il y en a même qui nous ont dit : « Ce serait bien d'organiser des groupes de travail. » Et alors là, on s'est dit : « Non, mais là, on rentre dans une machine énorme », surtout que l'objectif, ce n'était pas du tout de créer un grand collectif. Il y avait quelque chose qui n'allait pas dans le format proposé, et aussi dans l'énergie à mettre dedans.
Et donc, petit à petit, on a laissé mûrir l'idée. Je pense qu'on peut dire ça comme ça. Il y a le Covid qui est passé par là, accessoirement aussi. Et un jour, du coup, Karl, tu reviens me voir et tu me dis : « Viens, j'ai une super idée. On va poursuivre ce projet, mais sous forme de podcast. » Comme ça, ça allait nous permettre d'interroger différentes associations, de prendre le temps d'avoir un témoignage, en fait, et de partir vraiment du récit et du cheminement d'une association – mais que ça puisse servir pas qu'à nous, que ça puisse être partagé comme ça avec les responsables associatifs, les membres, les personnes que ça pourrait intéresser. Et de créer, je sais pas, en tout cas de partager une forme de savoir et de culture associative, un peu de manière organique. C'était ça, le projet initial.
Karl Et peut-être, pour le préciser, c'était aussi au moment où – alors, moi, dans mon asso, on était en train de passer dans une logique de changement de statut. Et donc, on réfléchissait à comment est-ce qu'on allait réécrire nos statuts. Et donc, on avait envie de rencontrer des assos sur ces sujets-là. Et donc, ça a justifié un petit peu ce projet. Et puis, c'était aussi un moment où, au Mouton, toi et Irénée, vous étiez en train de vous questionner sur ce qu'allait être la suite. Donc, le Mouton Numérique, l'association de Yaël. Dont Yaël était présidente ou vice-présidente? Je ne sais plus, c'était quoi, vos statuts?
Yaël Alors, j'étais présidente au début. Après, le deuxième mandat – c'est des mandats de trois ans –, j'étais vice-trésorière, volontairement, dans une logique de passation. Et effectivement, comme tu le dis, de se poser la question de comment on passe la main, alors que ça faisait quand même plus de trois ans qu'on était un peu que deux à la tête de l'asso. Et donc, comme tu le dis, Karl, c'était aussi une réflexion : comment est-ce que, petit à petit, on fait vivre l'asso sans nous, ou en tout cas comment on permet une participation horizontale, malgré les statuts symboliques des personnes qui l'ont fondée. C'était un peu ça, la réflexion qu'on avait à l'époque – et qu'on a toujours, d'ailleurs.
Karl Et alors, est-ce que tu peux nous expliquer, après, comment est-ce qu'on a monté le projet? Enfin, plutôt qui on est allé chercher pour faire le projet?
Yaël Alors, on va peut-être pas aller faire la liste de toutes les personnes à qui on a tapé et où on n'a pas eu de réponse. Non, mais ce qui était quand même étonnant, au début, c'est que, paradoxalement, en fait, on a tout de suite voulu avoir des financeurs et des soutiens financiers dans le projet, notamment pour financer toute la partie réalisation, parce que Karl et moi, on n'y connaissait rien. Et d'ailleurs, on y connaît peut-être un chouïa plus, mais pas beaucoup plus. Et du coup, on avait tout de suite la volonté de faire quelque chose d'un peu professionnel, et d'être accompagnés sur toute la partie enregistrement, réalisation, et d'avoir du conseil aussi là-dessus.
Et donc, ça a été évident, dès le début, de se rapprocher de Synchrone.TV, et notamment de Guillaume, et de Reha au début, qui était là aussi, qui réalise tous nos épisodes. Et avec qui, je crois, Karl, tu travaillais, toi, déjà par ailleurs, avec l'association Les Designers Éthiques. Donc, on les connaissait bien.
Karl Oui, en fait, c'était effectivement Guillaume Desjardins. Il était déjà le réalisateur des lives qu'on faisait pour notre événement Ethics by Design. Et comme la qualité de ce que Guillaume produit est vraiment top, c'était un super prétexte pour continuer à bosser avec lui. Et puis, pour faire un projet qui était effectivement très quali d'un point de vue audio, ce qui était quand même la base. Parce qu'autant, si l'image n'est pas ouf, ouf, ce n'est pas très grave quand on écoute des contenus en ligne, si vous allez sur YouTube par exemple, autant, effectivement, si le son n'est pas terrible, ça, c'est vraiment plus ennuyeux, parce que ça ne donne pas du tout envie d'écouter une heure d'audio, surtout quand ça dure une heure, une heure et demie, accessoirement.
Yaël Et donc, voilà, on avait tout de suite à cœur d'avoir au moins des financements pour pouvoir financer cette partie-là, et, si possible, pouvoir aussi prendre en charge tout simplement les défraiements des intervenants et des intervenantes, peut-être nos propres défraiements – puisque, Karl, tu as déménagé à un moment dans le projet – et, accessoirement, pouvoir aussi peut-être nous indemniser un petit peu le temps qu'on passait là-dessus. Peut-être qu'on y reviendra.
Et donc, on a tapé à beaucoup de portes au début, quand même. Et ce qui était assez marrant, c'est qu'au début, tout le monde était... je pense que tout le monde nous a répondu, c'est-à-dire qu'on a eu des rendez-vous avec à peu près tous les partenaires qu'on a essayé de contacter. Ils étaient super enthousiastes. Et après, quand on leur présentait le projet, il y avait une forme de déception qui, petit à petit, s'installait. Ils disaient : « Ah bon, mais nous, on pensait que vous vouliez faire un truc sur numérique et association. Vous ne voulez pas plutôt faire tout un podcast sur comment est-ce qu'on accompagne la transformation numérique des assos? » Et vraiment, je pense qu'on a eu bien trois ou quatre rendez-vous qui tournaient autour de ça. Et donc, nous, avec Karl, on était : oui, alors OK, nos assos, on parle de numérique et on parle de ces sujets, mais là, ce qui nous intéresse, ce n'est pas ça. Ce qui nous intéresse, c'est vraiment la vie des assos.
Et on a eu du mal, en fait, au début, à trouver des partenaires qui soient vraiment sensibles à cette thématique et qui nous suivent là-dessus. À part, bien sûr, la MAIF – qu'on a mis du temps à convaincre. Je pense qu'on a tourné beaucoup autour, parce que la MAIF, c'est énorme. Donc, il fallait trouver les bons interlocuteurs aussi à l'intérieur. Mais, pour le coup, dès le début, et dès qu'on a rencontré la MAIF, et du coup le volet association – donc c'était Rémi, c'était Grégory, c'est maintenant Hélène aussi –, je pense qu'on peut dire qu'on a eu un chouette soutien par rapport au podcast. C'est même plus qu'un chouette soutien, parce que c'est un soutien presque inconditionnel depuis trois ans, sans qu'ils nous posent vraiment de questions, de contraintes, d'impératifs, de partenariats. Donc, c'est vrai que, pour nous, c'est vraiment rêvé. Une grande liberté.
Karl Une très grande liberté.
Yaël Et un intérêt de leur part qui est constant. Ils écoutent tous les épisodes. On en discute avec eux après. Donc, c'est vraiment super chouette.
Karl On sait que les équipes de la Malich aussi les écoutent.
Yaël C'est notre premier public.
Karl Exactement. Donc, c'est vraiment super de les avoir au quotidien dans le soutien du projet. Merci si vous nous écoutez, pour celui-là encore. Et après, on est aussi allé chercher des experts, plutôt.
Yaël Oui.
Karl Des experts qu'on avait d'ailleurs quand même un peu dans la boucle dès le début, parce qu'en fait, on avait tout de suite une idée qui était de se dire : avoir un témoignage d'association, c'est bien, mais avec un expert ou une experte, c'est quand même mieux. Alors, pourquoi ? Parce qu'en plus, ça peut être contradictoire. Je me souviens que c'était notamment sur un sujet très précis, qui au début revenait dans toutes les discussions qu'on avait avec quasiment toutes les assos : le taux de lucrativité que peut avoir une association. Ce fameux taux qui, si je me souviens bien des textes, veut que la part ne soit pas prépondérante dans le budget. Donc toute cette question de : ça veut dire quoi, « prépondérant » ? Et là, c'est vrai que toutes les assos avaient un peu leur interprétation du sujet, de celle qui allait du « il n'en faut pas du tout » au « oh non, mais c'est bon, prépondérant, ça veut dire plus de 50 % ».
Karl Et donc, on s'est dit que c'est pas mal d'avoir des experts et expertes qui, à un moment, rappellent un peu la loi, les règles, et que comme ça, on sache un peu dans quelle cour on joue. Et c'est là aussi que c'est chouette avec le fait associatif – et je pense que vous le sentez au fur et à mesure des épisodes –, c'est que c'est très souple. Donc, c'est bien de savoir un peu où sont quand même les petites limites, même si le champ est vaste. Et typiquement, pour cette question du taux de lucrativité, c'était quand même bien utile d'avoir Finacoop. Finacoop, c'est notre premier expert, avec Mathieu, et qui d'ailleurs est intervenu plusieurs fois. C'est récurrent, en fait.
Yaël C'est le plus récurrent, oui, c'est le plus récurrent. Ou en tout cas, en plus, il nous donne des contacts avec des juristes, des experts-comptables. Donc Finacoop, c'est un cabinet d'experts-comptables spécialisé plutôt dans l'ESS, l'économie sociale et solidaire. Et voilà, typiquement pour le taux de lucrativité, il nous disait : « Ah non, la norme veut plutôt que ce ne soit pas plus de 30 %. » Donc c'était des choses comme ça, mais effectivement, on a vu au fur et à mesure des épisodes que c'était quand même bien utile, à chaque fois, d'avoir cette parole-là, qui permettait aussi de réinterroger nos pratiques.
Participant·e Et du coup, tu disais que, dès vos premières discussions avec les partenaires, vous aviez envisagé un format d'une heure, une heure et demie. Ça, c'est un choix délibéré, quelque chose qui est venu dès le début dans votre réflexion : on va prendre ce temps-là pour le podcast ?
Karl Oui. Dès le début, on l'avait pensé comme ça. Et on l'a pensé comme ça parce qu'en fait, il existait déjà d'autres podcasts sur le fait associatif, mais qui étaient souvent des podcasts d'expertise : des petites capsules d'experts qui traitaient d'un sujet en cinq ou dix minutes, ou qui présentaient une asso en cinq ou dix minutes. Et ce qu'on voit bien avec nos épisodes, c'est que nous, on met du temps à rentrer dans les sujets. Au bout d'une demi-heure de podcast, généralement, tu n'as toujours pas une seule réponse à la question initiale du podcast. Donc, si on avait fait des podcasts de dix minutes, on n'aurait pas dit grand-chose.
Karl Et on trouvait ça vraiment pertinent de laisser les interviewé·es s'exprimer. On ne les coupe pas, d'ailleurs – c'est quelque chose qui, normalement, s'entend assez bien dans le podcast : on laisse quelqu'un parler pendant cinq minutes. Ce qui fait qu'effectivement, au départ, on était plutôt parti sur une heure. Ça a vite dérapé en 1 h 10, 1 h 15. Et maintenant, on en est plutôt rendu à 1 h 30.
Yaël Oui, et peut-être pour compléter : mine de rien, cette première demi-heure, au début, on s'est souvent demandé s'il fallait qu'on la garde, s'il fallait qu'on rentre plus vite dans les épisodes. Mais force est de constater qu'on n'y arrive pas. Et parce qu'en fait, ça sert : c'est aussi un parti pris de se dire que, pour comprendre la problématique que rencontre une asso et comprendre la réponse qu'elle a à y porter, son cheminement, il faut comprendre le contexte de l'association. Et souvent, ça draine plein d'autres sujets, même quelque chose qui peut éloigner des problématiques de financement.
Yaël Je repense à un épisode que nous allons avoir dans la prochaine saison, et qu'on a déjà commencé à enregistrer, qui parle aussi d'autogestion – puisque c'est un cycle, du coup j'anticipe sur la suite, mais voilà, un fil qu'on va tirer pour les prochains mois. La question, au départ, peut paraître n'avoir rien à faire avec des questions de financement, puisque c'est juste : comment est-ce qu'on peut organiser l'autogestion quand il y a des salariés dans une association ? Et pourtant, le modèle économique de l'association qui est venue nous parler, c'est un modèle où justement elles n'ont pas besoin de faire d'appels à projets. Elles ont un revenu… enfin, une subvention qui tombe tous les ans depuis trente ans, voire plus de trente ans.
Yaël Donc, il y a quelque chose d'assuré dans leur fonctionnement, qui enlève du stress et qui permet aussi de penser à un autre mode de fonctionnement, plus difficile quand, en fait, si vous voulez assurer vos salariés, il faut absolument renouveler des appels à projets qui, en plus, ne sont pas renouvelables pour X raisons et vous demandent plein de contreparties. Enfin voilà, ça donne un contexte qui est important pour comprendre comment les associations ont pu développer telle ou telle pratique.
Karl Alors, je pense qu'on a plutôt bien fait le tour de pourquoi on a créé le podcast. On avait aussi l'intention de vous parler, peut-être avant d'aborder les sujets un peu plus techniques du podcast, et notamment de notre modèle économique. Mais justement, sur les sujets qu'on a traités – là, tu commences à en parler, Yaël –, il y a notamment la question de l'autogestion, qui est arrivée avec Ludo et qu'on va continuer à traiter. Toi, Yaël, est-ce qu'il y a des thématiques, des sujets qui t'ont particulièrement marquée pendant ces deux années ?
Yaël On a essayé – je ne sais pas si ça s'est vu, mais je l'espère quand même – de faire un petit travail d'éditorialisation avec Karl dans les sujets qu'on traitait, et aussi dans les associations qu'on allait chercher. C'est peut-être là où on pêche encore aujourd'hui, pour avoir une bonne diversité d'associations qu'on reçoit, même si on cible plutôt les petites – je pense que vous l'avez aussi entendu dans les différents épisodes.
Yaël Quand je dis qu'on faisait un travail éditorial, c'est notamment pour essayer, dans chaque saison, d'avoir des thématiques et des problématiques diversifiées. Donc, bien évidemment, on a beaucoup traité les questions de financement. Je crois qu'on a commencé par les subventions. Ensuite, on a parlé du mécénat, des fondations. On a parlé, bien sûr, des prestations. Je ne dis pas qu'on a fait le tour, parce qu'on ne fait jamais le tour des questions de financement, ni d'aucun sujet en général. Mais en tout cas, c'est des sujets qui étaient importants, et je pense même que c'est parmi les premiers qu'on a traités.
Yaël Les problématiques d'organisation, de gouvernance, ça aussi, c'est des choses qu'on a traitées – et d'ailleurs l'autogestion peut rentrer dans cette catégorie-là. Il y en a une aussi qu'on a amenée et qui nous semblait importante, et d'ailleurs, vu les retours qu'on a eus, ça l'a prouvé : c'était sur les questions de souffrance au travail. Ce qui était intéressant sur ces épisodes – puisqu'on en a fait au moins deux, je crois, sur le sujet –, c'est qu'au départ, on voulait faire la souffrance au travail côté bénévole, avec toute cette problématique : est-ce que le bénévolat est un travail ? En tout cas, il n'y a pas de contrat de travail. Et en fait, on a trouvé peu d'éléments sur la question au départ. C'est pour ça qu'on s'est d'abord concentrés sur la souffrance au travail chez les salariés, parce que là, pour le coup, c'est bien documenté. Et puis, en plus, c'est légal – donc forcément, le sujet est un petit peu différent.
Yaël Et ça, c'est des sujets qu'on a commencé un peu à défricher, mais que j'espère qu'on aura l'espace de traiter dans la saison 3, ou en tout cas dans les suivantes : parler aussi du burn-out militant, du burn-out des responsables associatifs qui ne sont pas salariés, qui sont aussi des sujets qui, aujourd'hui, ont peut-être moins de ressources, mais qui sont aussi importants. Sinon, comme autre type de sujet, on a parlé des assurances à un moment, ce qui était un épisode assez inattendu, je pense, pour nous, mais assez intéressant, avec Les Dégommeuses, l'association Les Dégommeuses. De quoi on a parlé d'autre ?
Karl On a parlé aussi des coups d'État associatifs avec Radio Albigés, ce qui était un super épisode. La thématique était assez dure, mais en fait, ce que ça montrait, c'est la façon dont on s'implique dans une asso, la façon dont plusieurs personnes peuvent avoir une vision extrêmement différente d'une même association. C'était vraiment super.
Yaël Moi, je retiens aussi.
Karl Oui, vas-y.
Yaël Et j'allais dire, sur cet épisode, c'était aussi intéressant de voir comment des statuts écrits à la va-vite, avec de mauvais copier-coller, pouvaient complètement bloquer tout le dénouement de l'affaire.
Yaël Et puis, il y avait aussi l'épisode qu'on a fait avec Framasoft sur l'évaluation de l'action associative, qui était vraiment hyper intéressant, parce que Framasoft refuse d'être dans une posture d'évaluation chiffrée de sa performance associative, pour le dire comme ça, et propose beaucoup plus de regarder comment les valeurs de l'association vont se diffuser auprès d'autres associations – ce qu'ils appellent la compostabilité de l'association. Et donc ça, c'était aussi vraiment hyper intéressant. Ouais, et puis on a parlé aussi…
Karl Oui, vas-y, pardon.
Yaël J'allais dire, et on a fini par parler de numérique, quand même, à un moment.
Karl À un moment, quand même. Enfin voilà, je pense qu'on a commencé à parler de pas mal de thèmes en deux saisons et dix-huit épisodes. Et en fait, on a aussi réussi à structurer, tu le disais un petit peu, plusieurs grandes thématiques. Entre, d'un côté, ce qui relevait vraiment de la gestion des associations – les épisodes sur les modes de financement, sur l'engagement des bénévoles ; on a fait un épisode d'ailleurs sur l'engagement des bénévoles avec makesense.
Karl Ensuite, on parle aussi de plus en plus du fait associatif. Les coups d'État associatifs, par exemple, ça rentre un petit peu là-dedans. On a fait un épisode hyper important avec Alternatiba Poitiers sur justement les problématiques liées aux libertés associatives, aux contrats d'engagement républicains, qui sont des thématiques d'autant plus d'actualité en ce moment. Et puis, de plus en plus, on fait aussi des épisodes sur jusqu'où peut aller le modèle associatif. C'est notamment dans ce cadre-là que Ludo était intervenu dans le podcast, sur la question de l'autogestion.
Karl On a aussi rencontré L'Échappée belle avec la question de l'entrepreneuriat associatif : jusqu'où est-ce qu'il peut aller, puisque L'Échappée belle, c'est en fait une entreprise classique sur un modèle associatif – alors, ça pose quoi comme problème ? Enfin voilà, cette forme protéiforme qu'est le modèle associatif, jusqu'où on peut le pousser ? Ça, c'est un sujet qu'on traite de plus en plus dans le podcast. Et ce qui est intéressant, et je pense qu'on le sent quand on entend les épisodes, c'est que, mine de rien, nous aussi, ça nous a fait bouger d'enregistrer tous ces épisodes.
Yaël Je me souviens, au début, avec Karl, on était quand même... « Alors, c'est quoi les règles ? C'est quoi les règles et comment on ne fait pas de mal ? » Moi, je sais que c'était un peu ma hantise. Et du coup, on a un petit côté rigide, je pense, qui se sent un peu à l'écoute de certains épisodes et des questions qu'on peut poser. Et c'est vrai, alors je ne sais pas si c'est celui de Ludo qui a fait un switch, mais ça y a contribué, ça c'est sûr. On va dire, pour se détendre un peu sur : « Ah mais en fait, c'est vraiment souple, le modèle associatif. » Même si on avait – je sais que peut-être un des premiers épisodes qui nous a un peu emmenés dans ce sens, mais dont la forme était vraiment complexe, donc je pense qu'on ne l'a peut-être pas complètement digéré – c'était celui avec l'association lyonnaise, La MYNE.
Karl Ah oui, oui, tout à fait.
Yaël La MYNE, qui avait commencé un peu à nous amener là-dedans. Mais c'est vrai que c'est un modèle où il y a une coopérative, une association. En fait, ils font de la coordination territoriale, même si je pense qu'ils ne le diraient pas comme ça. Ils font de l'incubation – ce qu'effectivement ils ne disent pas comme ça. Et du coup, ça fait un modèle qui est très complexe. Donc je pense qu'ils nous amenaient un peu là-dessus. Mais en tout cas, moi, personnellement, j'ai mis du temps à le digérer, je pense.
Karl Oui. Et en fait, je pense que justement, cette évolution du podcast vers des sujets qui sont plus liés à « qu'est-ce qu'on peut faire du modèle associatif ? », ça correspond visiblement à ce que vous attendez, vous, les auditeurs et auditrices du podcast, parce que vous êtes toujours plus nombreux. Et ça, c'est aussi chouette.
Karl Je ne suis pas sûr qu'on l'ait déjà partagé dans les épisodes du podcast. On estime aujourd'hui que vous êtes... Alors, on estime, parce qu'on ne traque rien du tout. Et surtout, on est très mauvais pour traquer les audiences du podcast. Comme on n'utilise pas d'outils synchronisés, on n'a pas de data qui nous remonterait des différentes plateformes que vous pouvez utiliser. Et en fait, chaque plateforme a des métriques qui sont complètement différentes, entre celles qui parlent en minutes écoutées, en auditeurs assidus, en auditeurs abonnés... Bref, c'est un bordel pas possible à comprendre. Mais on estime que vous êtes à peu près 500 à écouter chaque épisode maintenant, ce qui est quand même super pour nous. Parce qu'en fait, c'est quand même un sujet – alors, pas de niche, parce que voilà, le monde associatif, c'est 1,5 million d'assos, 10 % des salariés en France – mais quand même, la gestion associative...
Yaël C'est quand même de niche. Ça n'intéresse pas tout le monde.
Karl Mais visiblement, ça intéresse suffisamment de gens pour faire à peu près 500 écoutes par épisode. Et puis surtout, c'est en assez forte progression, puisque ça double globalement chaque année. Si tout se passe bien, on peut imaginer qu'on sera 1 000 auditeurs par épisode d'ici un ou deux ans. Et ça, c'est quand même trop, trop chouette. Et je pense que ça valide aussi un peu déjà cette question du temps long que tu posais à Ludo. Le fait de faire des épisodes d'une heure et demie, en fait, effectivement, au départ, c'était un questionnement. D'autant qu'effectivement, les personnes qu'on est allé·es voir pour monter le podcast étaient parfois assez dubitatives sur la longueur. Mais en fait, ça a l'air de fonctionner, et ça fonctionne plutôt bien.
Karl Et on a des retours aussi assez chouettes d'auditeurs et d'auditrices, soit qui nous font des retours – et je pense notamment sur la souffrance au travail. On a eu quand même quelques mails, aussi des témoignages de cas de souffrance. Ou parfois, vous nous demandez des conseils. Alors, on ne peut pas répondre tout le temps à tout. La boîte mail de Questions d'Asso, ce n'est pas pour envoyer des questions systématiquement, parce que des fois on reçoit des mails un peu bizarres, avec des gens qui nous posent vraiment une question, mais sans aucun contexte. Donc on répond, mais toujours... Du type : « Bonjour, je dois acheter un local. C'est quoi les règles ? Quel statut juridique ? » Je ne sais pas. Quand on peut, on essaie quand même de vous rediriger soit vers des ressources, soit vers des experts qui s'y connaissent un poil mieux que nous. Mais parfois, vous nous partagez aussi les contextes d'écoute des épisodes. Et ça, j'avoue, la personne qui écoute le podcast avec ses potes pour aller faire du surf, je ne m'y attendais pas. Mais visiblement, c'est un rituel qui fonctionne bien. Et ça fait quand même plaisir.
Ludovic Je veux bien rebondir sur un petit truc. Tu dis, notamment sur la souffrance au travail, que ça rebondit. Un des trucs que je trouve dans ce podcast – je suis auditeur à la base – c'est que votre slogan « par et pour les assos », ce n'est pas juste un slogan, pour le coup. Je trouve que quand vous parlez des sujets, étant vous-même dans des assos, vous parlez vraiment de la place – en tout cas, je trouve – du point de vue des assos, que les différents dispositifs, habitudes, législations, etc. provoquent et nous font vivre. Enfin voilà, et ce qu'on vit, quoi. Dès votre premier... parce que tu disais, Yaël, que sur les règles vous étiez axés, tendus, etc. au début, mais n'empêche : le premier épisode que vous faites, qui donc parle de subventions – donc un peu de règles – ça pourrait être aussi très sec, très technique comme épisode. Il est tout de suite quand même mis en perspective de « qu'est-ce que font les subventions aux associations, qu'est-ce que ça provoque ? », etc. Donc, même si on peut creuser encore davantage, c'était déjà tout de suite ce truc-là qui, je pense, donne un ton un peu particulier à ce podcast.
Karl C'est vrai qu'on est tous les deux dans des assos – d'ailleurs, toi aussi, Ludo – et ça joue beaucoup sur la façon d'appréhender le sujet. En fait, moi, très clairement, ce podcast, il m'intéresse avant tout parce que je me pose des questions sur comment gérer mon asso, et sur ce que ça produit effectivement, ce genre de phénomène. Donc ça, c'était essentiel pour nous, je pense, d'avoir cet aspect-là.
Yaël Et c'est vrai, par rapport à ce que tu dis, Ludo – et je sais qu'on a eu d'autres retours comme ça, de personnes qui nous disaient « Ah mais en fait, ce que j'aime bien dans ce podcast, c'est le côté recherche. » Et ça, je trouve que c'est rigolo, parce qu'effectivement, ce que tu n'as pas dit, Karl, c'est qu'aussi, on a tous les deux un pied dans la recherche, d'une manière d'ailleurs un peu différente l'un et l'autre. Et je pense que ça s'entend, même si on ne s'en rend pas forcément compte, même si ce n'est pas forcément conscientisé en tant que tel. Mais ça peut jouer aussi, ce que tu disais, parce qu'on essaie de faire les petits éditos au début – même si parfois ils sont un peu rapides, peut-être – mais sur la problématisation aussi. Et je pense que c'est ce que j'essayais de dire au début, sur l'importance du contexte aussi : à la fois le contexte de l'asso, mais effectivement, parfois il y a des enjeux qui sont plus structurels et qui permettent d'expliquer les situations et les difficultés que rencontrent les assos. Parfois, ce n'est pas qu'à la main des responsables associatifs. Et ça, c'est peut-être bien de le rappeler. Et je pense qu'on essaie de le rappeler quand même.
Ludovic Est-ce que ce ne serait pas le moment de parler de la saison à venir ?
Karl Très bien, allons-y. Alors du coup, pour la prochaine saison – vous allez l'entendre très prochainement, puisqu'on a déjà enregistré le premier épisode, le deuxième s'enregistre la semaine prochaine, de notre point de vue de là où on enregistre. Donc ça va aller très, très vite maintenant. Le prochain épisode, ce ne sera pas moi, Karl, qui serai au micro avec Yaël, mais ce sera Ludo. Puisque, du coup, Ludo, tu arrives comme animateur, co-animateur du podcast. Est-ce que t'as envie de dire un mot sur ça ? Quel sentiment ça fait émerger chez toi ?
Ludovic Quel sentiment ça fait émerger ? C'est assez récent, en fait. Ça fait un moment, ceci dit, que vous m'aviez proposé – dès la fin de... enfin, alors, pas de devenir co-animateur avec vous, mais en tout cas de me rapprocher de l'équipe, et éventuellement de réfléchir un peu au sujet, ou quelque chose comme ça – dès le moment où, moi, j'interviens en tant qu'interviewé dans un épisode. Et puis, bon, ça a flotté pendant quelque temps, on a entretenu un contact, etc. Puis, à un moment donné, moi je propose un autre épisode, un sujet, justement : « Ah bah tiens, tenez, telle asso, ça peut être sympa, avec un sujet peut-être là-dessus. » Et en fin de compte, la discussion a pris un tournant : « Est-ce que tu ne nous rejoindrais pas ? Est-ce que... » – auquel je ne m'attendais pas. Et puis ensuite, ça s'est fait très, très vite.
Karl Je ne m'attendais pas non plus. On discute une heure en gros, et c'est bon, c'est ok : allez, t'es avec nous.
Ludovic Ah ouais ? Un peu intimidant. Ouais, ça, c'est exceptionnel. Franchement, la place qu'on m'a faite là, immédiatement, et la confiance... J'espère que je vais en être à la hauteur. Mais en tout cas, elle est assez exceptionnelle. C'est assez chouette.
Yaël Je rigole, parce que je me dis : c'est vrai qu'avec Karl, généralement, quand on commence un truc, on fonce. Même si, même si pourtant, on n'est pas très réguliers sur les choses. Alors, je ne sais pas comment il faut analyser ça. Peut-être qu'il ne faut juste pas l'analyser. Mais en tout cas, on est très, très contents de t'avoir dans l'équipe. Et effectivement, ça arrivait aussi à un moment où, je pense, avec Karl, on avait besoin de ne plus être que tous les deux. Enfin, pas dans le sens où ça se passe mal ensemble, parce que je pense que ça se passe plutôt bien – enfin, tu diras, Karl, ton sentiment. Mais en tout cas, comme vous le voyez, c'est vrai que parfois on a des moments de creux aussi dans les enregistrements.
Yaël Alors, c'est parce que ce n'est pas toujours facile de caler des dates avec tout le monde. Comme je disais, la recherche des associations – mine de rien, contacter des assos qu'on ne connaît pas pour les faire intervenir, ce n'est pas si simple, surtout qu'on ne peut pas deviner les problématiques qu'ont les assos avant de les connaître. Ça demande toute une petite organisation qui prend du temps. Mais aussi parce que, mine de rien, nos agendas ne s'accordent pas toujours très bien, déjà juste entre nous. Et qu'on pensait que c'était bien de mettre aussi un peu de souffle dans le podcast. À la fois, du coup, peut-être pour assurer une régularité, mais aussi pour assurer de nouveaux sujets.
Yaël Et en fait, ça fait un petit moment... mais peut-être que je vais te laisser en dire un mot, Karl. On se disait : tiens, on n'est pas non plus que tous les deux dans le noyau éditorial, mais on arriverait un peu à avoir une sorte – alors, je ne sais pas – une autonomie de personnes qui puissent se saisir, en fait, de l'objet qu'on a à créer, pour produire de la connaissance associative, et qu'il y ait quelque chose d'un peu organique qui se mette en place. Alors, bien sûr, quand on dit organique, généralement, il n'y a rien qui se fait tout seul. Donc ça demande encore plus d'organisation qu'autre chose. C'est un peu le « it's a trap ». Mais il y avait un peu ça dans l'idée.
Karl En fait, c'est vrai que quand on a fait ces 18 épisodes, on a rencontré plein de gens, et on s'est rendu compte qu'il y avait plein de gens qui se posaient un peu les mêmes questions que nous. Et que, surtout, il y en avait plein – dont toi, Ludo – qui avaient plein de réponses intéressantes à apporter : des sujets à soulever, des thématiques qu'ils voulaient traiter. Et en fait, de plus en plus, au fur et à mesure des épisodes, ça nous titillait sur le fait de dire : est-ce qu'il n'y aurait pas d'autres gens qui pourraient apporter d'autres thématiques que nous, on n'a pas forcément... enfin, qu'on ne maîtrise pas forcément, dont on n'a pas forcément perçu l'intérêt, parce que ce n'est pas forcément dans notre champ associatif, dans nos assos, dans nos centres d'intérêt.
Karl Et donc, ça paraissait pertinent d'élargir le cercle, d'être moins sur nos points de vue, mais d'avoir des points de vue d'autres personnes qui sont impliquées dans le monde associatif. D'où l'idée de te proposer, Ludo, de rejoindre l'équipe. Donc ça veut dire qu'il y aura peut-être d'autres gens après Ludo ; en plus, ça va peut-être pas se limiter à trois. On ne sait pas encore aujourd'hui, on n'est pas en train de vous annoncer quelque chose de manière cachée, mais en tout cas c'était un peu l'idée de base : de se dire, on commence à avoir une communauté, on commence à avoir des gens qui s'intéressent aux podcasts, qui nous écrivent plus ou moins régulièrement, qu'on voit revenir dans les posts, sur les réseaux sociaux et tout. Comment est-ce qu'on pourrait impliquer ces gens-là, qui ont des choses à dire, en fait ? Et du coup, on expérimente un peu ça avec toi, Ludo.
Ludo Non, c'est chouette, c'est chouette. Et après, vous allez parler aussi de tout ce qui est un peu prévu pour le futur, ce qui va dans cette perspective-là, et c'est super intéressant. Et moi, je suis assez bluffé du fait qu'effectivement, on vous dit : bon, on avait fait un truc, et puis maintenant on ouvre. C'est pas si souvent. Vous aviez un épisode sur le départ des fondateurs. Même là, si ce n'est pas un départ, en tout cas une prise de risque.
Yaël Je ne pense pas que ce soit un départ. Mais c'est peut-être ça aussi : dans le départ des fondateurs, la conclusion, c'était que ce n'était jamais des départs. Et alors, peut-être, justement, quels vont être les épisodes à venir ? De quoi on va parler sur cette saison ? Je ne sais pas qui veut traiter le point. Est-ce que Ludo, tu veux te lancer ?
Ludo Ouais, attends, tu me prends légèrement de cours. Alors, que les auditeurs le sachent : nous n'avons rien préparé avant cet épisode. J'ai écrit quatre questions sur un bout de papier. Il n'y a que Karl qui a préparé les choses, comme d'habitude, en fait.
Karl Ce n'est pas vrai, ça.
Yaël Je peux vous compléter. Évidemment, on a travaillé un peu en amont. On s'est fait une session où on a déblayé 25 sujets qu'on aimerait traiter dans la saison, sachant qu'il y a neuf épisodes. Donc, en fait, il y a de quoi faire pendant trois ans. Peut-être qu'on n'a pas trop parlé du processus, de comment ça se faisait, etc. Mais en tout cas, une des difficultés après, c'est de trouver des associations qui collent au sujet. Et puis, pas qu'elles y collent, d'ailleurs, mais qu'elles apportent quelque chose et qu'elles vont peut-être nous emporter sur plus que le sujet. En tout cas, entre nous, les « Ah tiens, ça serait cool, eux ! ». Et puis, la réalisation : il faut prendre des contacts, chercher, faire de la veille, etc. Donc on ne sait pas vraiment lesquels, sur les 27 ou 25 sujets, vont vraiment avoir lieu.
Ludo Néanmoins, par exemple, un des axes – vous l'avez déjà évoqué – sur lequel il va y avoir un petit focus cette année, c'est la partie autogestion. Voilà. Donc, il y a déjà un premier épisode enregistré, qui sera, je pense, le premier épisode de la saison, du coup.
Karl Oui, tout à fait, oui. Et il y en a deux autres qui sont envisagés pour le courant de l'année. Donc il y aura un tiers de l'année, quand même, réservé à différents aspects de ce sujet-là. Voilà. Et puis, peut-être, vous voulez compléter avec d'autres sujets ?
Yaël Celui qu'on enregistre la semaine prochaine, qui d'ailleurs est un format un peu différent qu'on teste – donc j'espère que le son ne sera pas mauvais. Mais normalement, on s'est équipés, et Ludo a récupéré le matos que tu es en train de tester aujourd'hui même. Donc a priori, on devrait être plutôt bons. Je n'ai pas dit pourquoi c'était différent des autres fois. C'est que d'habitude, en fait, on a un studio à Paris, là où il y a Guillaume et Synchrone.TV qui s'occupent de la réalisation. Et donc, on fait venir les intervenants et les intervenantes dans le studio. C'est un peu le format classique. Donc, à un moment, on a fait grosse innovation : il y a des gens qui sont en visio, et nous, on reste dans le studio. Sauf que souvent, le son est de moins bonne qualité pour les personnes qui sont en visio. Après, du coup, on a commencé – je pense que vous l'avez entendu, dans la fin de la deuxième saison – à dire : ah, quand même, on va essayer de se délocaliser un peu. Et notamment, donc, Karl, t'es à Nantes maintenant. Donc on s'est dit, c'est bien que ce ne soit pas toujours toi qui viennes à Paris. Et donc, je suis venue deux fois à Nantes. Mais je crois que c'est les deux épisodes où le son n'était pas top. Donc Guillaume s'est un peu arraché les cheveux en disant : c'est bien que vous partiez en vadrouille, mais en fait…
Karl Pas n'importe comment.
Yaël Pas n'importe comment. Et du coup, je galère derrière pour essayer de rattraper vos échos et vos voix qu'on n'entend pas. Donc on a décidé d'investir un peu plus cette année, mais aussi pour nous permettre de pouvoir aller enregistrer dans les associations. Donc ça sera aussi… On va voir ce que ça va donner avec Ludo la semaine prochaine, mais de pouvoir aussi voir les associations, peut-être les rencontrer, peut-être faire même une visite d'asso, nous, avant d'enregistrer l'épisode, et d'enregistrer in situ dans le…
Ludo Est-ce que c'est comme un reportage ?
Yaël Je ne sais pas. Peut-être que la forme en sera de fait un peu différente. On va voir ça. Puis il y a des choses aussi à construire. On se laisse des marges d'expérimentation, comme on dit. Mais c'est un format qu'on tente. Et du coup, la semaine prochaine, on devrait parler des partenariats. Ce qui me fait penser que, pour le moment, on n'a pas d'experts.
Karl Oui, parce que c'est un peu ça, toujours, la problématique qu'on a dans l'enregistrement des épisodes. Enfin, là, on l'a dit plusieurs fois, tu l'as redit, Ludo : c'est trouver des associations. Ce qui est peut-être aussi un moyen de faire passer un message, c'est que si vous nous écoutez, que vous êtes dans une asso, que vous avez des problématiques associatives qui vous intéressent et sur lesquelles vous essayez de travailler, de théoriser l'approche d'une certaine manière – alors pas forcément théoriser de façon hyper académique, mais en tout cas d'avoir une réflexion associative sur ces sujets-là –, n'hésitez pas à nous contacter, parce qu'on est souvent en recherche d'assos qui pourraient porter des sujets. Et donc voilà : si justement ces questions d'autogestion, ça vous intéresse ; si les questions d'engagement des adhérents, des bénévoles, des salariés, ça vous intéresse ; par exemple la question des rites de passage, la question des carrières associatives, les questions évidemment de finance et d'administratif qu'on traitait dans les premiers épisodes – il y en a toujours certaines qu'on n'a pas traitées et qui nous intéresseraient : la question des fédérations d'associations, la question de la communication des associations, la question des banques. On aimerait bien faire un épisode sur les banques.
Yaël (rires) On a des trucs à dire sur les banques !
Karl Et puis après, tout ce qui va être aussi de la gouvernance des associations, donc les partenariats qu'il peut y avoir, la gouvernance avec des personnes qu'on n'attend pas dans la gouvernance classique des associations : que ce soit des parties prenantes, que ce soit des usagers, que ce soit toute forme de gouvernance des enfants.
Yaël Je n'osais pas le dire, parce que ça donne un peu le nom de l'association qu'on a envie d'aller chercher derrière.
Karl Mais s'il y a d'autres formes de gouvernance, on est aussi ouverts à ces questions-là. Bref, si vous avez des sujets que vous auriez envie de traiter avec nous, n'hésitez pas à nous le dire, à nous envoyer un mail. Ça nous fera super plaisir d'échanger avec vous. C'est typiquement comme ça qu'est arrivé Ludo dans le podcast, parce qu'il nous envoie un mail en mode : coucou, moi je gère une épicerie autogérée, est-ce que ça vous intéresse d'en parler ? Et ça va donner lieu à l'épisode.
Ludo Tout à fait. Et peut-être, pour compléter : effectivement, nous, dans les types d'asso, en fait, quand on dit qu'on peut avoir une réflexion, je pense qu'il y a deux aspects. C'est juste de se dire que c'est un problème que vous avez traité collectivement, dont vous avez discuté ensemble et dont vous avez essayé de sortir. Après, qu'on y soit justement arrivé ou pas arrivé, mais c'est au moins qu'il y ait eu ce cheminement-là pour pouvoir le retracer. Je pense que c'est plutôt de ça dont on parle. Même si – et je repense à l'épisode sur les assurances, que moi j'ai trouvé quand même plutôt très utile ; d'ailleurs, j'ai changé mon contrat d'assurance après, en me rendant compte que…
Karl Précisons un point. Toutes les assos qu'on a rencontrées dans ce podcast rentrent toutes dans cette maille. Sauf une. Mais ce n'était pas volontaire. Sauf celui sur les assurances, qui est en fait un autre type de podcast, mais qui finalement, dans ce cas-là, a assez bien marché : c'était une association qui vient parler d'une problématique où, finalement, elle n'y a pas trop réfléchi, elle n'avait pas la réponse. Mais du coup, c'est devenu un cas d'étude pour essayer de voir les enjeux du problème. Sauf que ça demande que l'expert ait une place plus importante dans ce type de podcast, puisque du coup, il utilise l'association comme une illustration pour expliquer les différents enjeux ou les différentes problématiques que ça pose.
Du coup, ça veut dire qu'on va avoir normalement neuf épisodes dans cette saison à venir, effectivement avec un mode peut-être un peu différent de ce qu'on a pu avoir par le passé, parce que l'objectif, c'est aussi de commencer à se déplacer dans les lieux, dans les associations, sur des zones géographiques qui sont plus éloignées aussi que les assos parisiennes – même si on n'a jamais eu vraiment une forte concentration d'associations parisiennes, malgré le fait qu'on enregistrait au départ à Paris. Donc ça, c'était plutôt cool.
Et ça, ça dit aussi un petit peu ce qu'on a envie de faire à l'avenir, c'est-à-dire au-delà de la saison 3. Les questions qu'on se pose, au-delà de ce qu'on disait sur l'intégration de Ludo – c'est-à-dire ouvrir les voix, ouvrir les personnes qui peuvent poser des questions au sein du podcast –, c'est aussi : comment est-ce que, finalement, on arriverait peut-être à faire une sorte de petit média sur le fait associatif ? Parce qu'il y a la question de comment est-ce que ça peut se passer, cette question du fait associatif, par exemple dans d'autres pays. Est-ce qu'il y a des questions que, nous, on ne traite pas ? Il y a par exemple un sujet qu'on a de plus en plus envie d'amener : c'est la valorisation de la recherche sur le fait associatif. Il y a quelques chercheurs qui travaillent vraiment sur le fait associatif, qui publient, qui écrivent des ouvrages, etc. Souvent, ça reste dans le milieu des chercheurs. Moi, je suis enseignant-chercheur, j'ai le droit de le dire : généralement, la valorisation de la recherche n'est pas le point fort des chercheurs.
Et donc, la question qui se pose, c'est : comment est-ce que, en fait, cette recherche, on pourrait en faire une médiation avec les associations qui vivent au quotidien ces problématiques, et donc traiter plus de valorisation de la recherche ? En fait, on a plein d'idées. On aimerait regarder comment est-ce que ça se passe, par exemple, les questions des libertés associatives dans d'autres pays européens. Est-ce qu'ils rencontrent les mêmes problématiques qu'en France ? Comment est-ce que ça se passe ? C'est quoi les enjeux législatifs qui se posent ? Et donc, pour ça, il faut qu'on arrive à travailler pour se structurer, pour rencontrer des gens. C'est aussi un nouvel appel à nous envoyer des mails si vous avez des centres d'intérêt. Enfin voilà, je ne sais pas si tu veux réagir, Yaël.
Yaël Je vais dire : on a plein d'idées, mais on n'a pas de sous.
Karl Très bonne transition ! Comme souvent, dans le monde associatif. Et d'ailleurs, c'était un peu paradoxal…
Karl Et ce qui m'avait mis un peu mal à l'aise au début, quand, très enthousiastes, on a dit à Ludo : « Mais oui, vas-y, viens, il faut qu'on soit trois. » Et après, on a fait le budget. Et on s'est dit : « Bon, en fait, on n'a pas plus de sous. » Mais justement, très bonne transition.
Karl Très bonne transition, parce qu'effectivement, la production d'un podcast comme le nôtre… En fait, il y en a beaucoup qui le font, on va dire, bénévolement, gratuitement. Il y a plein de podcasts que vous pouvez écouter sur les plateformes qui sont complètement faits avec les moyens du bord. Il n'y a pas de budget. Nous, on a eu déjà la chance que la MAIF nous soutienne depuis trois ans maintenant. Et en fait, ça nous a permis vraiment d'avoir un budget pour monter le podcast. On a eu également la Métropole de Lyon qui nous a suivis pendant une année. Alors, on n'est pas du tout basés à Lyon, ce qui est peut-être aussi un message pour les territoires, les collectivités territoriales : ce n'est pas parce qu'on n'est pas inscrit avec un numéro SIRET dans votre région, dans votre zone géographique, que ce qu'on produit avec ce podcast ne peut pas avoir un intérêt pour les structures de votre zone géographique. Et donc, il se trouve que la Métropole de Lyon nous a soutenus. C'était hyper cool de leur parler sur la saison numéro 2.
Karl Et en fait, ça, ça veut dire qu'on arrive à réunir un budget. Alors, en moyenne, un épisode, ça nous coûte à peu près 2 000 euros, parce qu'il y a la question de la production audiovisuelle, qui est donc gérée par Guillaume. Il y a la question des défraiements des personnes qui doivent venir sur les lieux de tournage. Alors, avant, c'était les personnes qui venaient à Paris, puis maintenant, ça va peut-être être nous qui allons aller ailleurs. Et puis aussi, en fait, on essaie de rémunérer tout ce qui est l'éditorial, un petit peu l'animation. Il y a elle et moi, on était payés ces deux premières saisons sur le podcast. La question maintenant, c'est comment est-ce qu'on intègre Ludo là-dedans, donc comment est-ce qu'on repense notre modèle. Et généralement, on est toujours un peu court pour finir les saisons. En tout cas, on n'arrive pas à financer exactement comme on voudrait. Alors, on a la chance d'avoir l'asso dont je fais partie, des animatrices, qui gère les budgets du podcast. Et donc, en fait, ça s'équilibre, on y arrive et ça fonctionne très bien.
Karl Mais voilà, si jamais vous avez les moyens de soutenir un podcast comme le nôtre, parce que vous travaillez dans une structure qui pourrait contribuer à la production des épisodes – que ce soit une collectivité territoriale, que ce soit une entreprise qui travaille pour le secteur des associations et que ça peut intéresser de faire connaître ces services pour les associations –, n'hésitez pas à nous contacter, parce que c'est vraiment un besoin. Nous, on cherche vraiment chaque année comment est-ce qu'on va pouvoir assurer le financement intégral de la saison et comment est-ce qu'on pourrait réussir à financer les nouveaux projets qu'on a dans la tête. Est-ce que ça suscite des réactions chez l'un ou l'autre d'entre vous ?
Ludovic Il a raison. Eh bien, oui. C'est aussi pour dire que ce n'est pas juste des lubies de « on veut grossir, grossir, grossir » ; c'est qu'il y a, par exemple, le simple fait d'avoir notamment des contraintes techniques : il y a des collectifs qui ne peuvent pas se déplacer jusqu'à Paris, etc. Comment on fait pour que ça fonctionne ? Il a fallu investir dans du matos. Il y a eu 600 balles de matos pour pouvoir commencer à faire ça.
Ludovic L'aspect international, ce n'est pas juste pour le kiff de se dire « on va faire de l'international aussi ». C'est un truc que vous avez dès le début dans les podcasts, où il y avait, dès le début, l'interrogation : à la fois vous rappelez les règles, et à la fois vous les interrogez. Et notamment aussi, vous êtes assez bien tombés, je trouve, avec Mathieu de Finacoop, qui a ce truc-là de « voilà ce que c'est », et à la fois « voilà en quoi c'est problématique, voilà en quoi ce n'est pas forcément dans l'idée non plus de ce que devrait être la loi au début », etc. Donc, une prise de recul à chaque fois sur les dispositifs et tout ça. Et par exemple, les épisodes sur l'autogestion nous permettent aussi de prendre ce recul, mais finalement d'aller voir à l'étranger aussi, de voir ce qu'on considère comme normal dans le milieu associatif mais qui est en fait déterminé par les dispositifs spécifiques à la France, à la loi, aux habitudes, etc., et qui n'ont pas du tout cours dans les pays à côté, et qui peuvent venir du coup réinterroger nos pratiques à nous. Alors, on ne fera pas changer la loi, nous, mais en tout cas, venir voir comment sortent des trucs, « ah tiens, en fait, il y a des gens qui s'organisent complètement autrement sur tel type de truc », qui voient le collectif, qui vivent le collectif autrement, l'organisation du collectif et tout ça, ou pas, et on voit qu'il y a peut-être d'autres constantes au-delà. Donc, il y a un vrai intérêt, je pense, de trucs à apprendre et à faire connaître là-dessus, et que ce n'est pas juste pour le kiff. Donc, ça engage des moyens. Dès qu'on parle de trucs à l'étranger, c'est « qu'est-ce qui se passe si ce ne sont pas des francophones », il y a de la traduction, comment… Il y a des tas de coûts supplémentaires. Donc, il faut trouver effectivement des ronds pour les mettre en œuvre.
Karl En tout cas, le message est passé. Si jamais vous avez une structure que ça peut intéresser, les sujets qu'on aborde, que ce soit pour venir parler de thématiques ou pour nous aider à financer le podcast, n'hésitez pas à nous écrire à l'adresse mail qu'on mettra en description et puis qu'on vous redit : hello@questions-asso.com. On a fait le tour ?
Karl Allez, c'est parti pour le premier épisode alors.
Yaël C'est parti pour le premier épisode ! Donc, comme d'habitude, merci de nous avoir écoutés sur cet épisode spécial de Questions d'Asso, le podcast par et pour les assos. On espère que l'épisode… je ne sais pas si on aura été utiles, mais en tout cas, vous aurez appris ce qu'il y a derrière le podcast. Si vous avez des moyens de nous aider, de nous financer, n'hésitez pas à nous écrire, comme on le disait à l'instant, sur notre adresse mail. Juste pour nous dire bonjour, ça fait toujours plaisir. Voilà, les bonjours aussi, on aime bien les messages de manière générale, par mail. Donc, hello@questions-asso.com, que vous trouverez dans la description de l'épisode. Et puis, vous pouvez aussi nous écouter, comme d'habitude, sur votre plateforme de podcast préférée : sur SoundCloud, sur Spotify, sur Deezer, sur Apple Podcasts, sur PeerTube. Et vous pouvez également vous abonner à notre newsletter pour ne manquer aucun épisode. Vous retrouverez toutes les infos, les liens, les ressources qu'on a évoquées durant cette discussion sur notre site web. Et aujourd'hui, cet épisode était réalisé avec le soutien de la MAIF. Et c'est Guillaume Desjardins de Synchrone.TV qui était à la réalisation. Et la jolie musique que vous allez maintenant entendre est l'œuvre de Sons of Nowhere. Merci de nous avoir écoutés, et rendez-vous – alors même pas le mois prochain, là, ça va venir très vite –, dans quelques semaines, pour un nouvel épisode de Questions d'Asso.